L’Hôtel Caron de Beaumarchais : un hommage aux étoffes Braquenié

Style19/07/2018

Toile de Nantes Pierre FreylegRoses et pivoines Pierre Freyleg

L’Hôtel Caron de Beaumarchais : un hommage aux étoffes classiques de la Maison

Pompéi de Le Manach, Toiles de Nantes de Pierre Frey, Comtesse de Mailly de Braquenié… Cet Hôtel situé au coeur du Marais est un écrin précieux à l’écart du tumulte du Paris contemporain. Le lieu fait une véritable révérence aux tissus du 18ème siècle dont les motifs, riches, raffinés, habitent l’espace et lui prêtent vie. L’atmosphère qui s’en dégage est celle du Paris des Grands Siècles : une approche historique mais non passéiste, et qui transporte, pour le plaisir des yeux. L’Hôtel Caron de Beaumarchais offre l’occasion de se couper de notre temps, de notre époque, pour se rêver comte ou comtesse, l’espace d’un week-end.

 

Pompei Lemanachleg Comtesse de Mailly Pierre Frey leg Papillon Orange Freyleg Papillon orange pierre frey leg Papillon Crême P Frey Collection Comoglioleg Papillon Bleu P Frey Collection Comoglio leg Rocaille LemanachHôtel Caron de Beaumarchais, 12 Rue Vieille du Temple, 75004 Paris.

IG @hotelcarondebeaumarchais

 

Photos ©Alain Bigeard

Pierre Frey partenaire de la Design Parade 2018 !

Style06/07/2018

Cette année, du 28 juin au 1er juillet 2018, avait lieu la troisième édition du Festival Design Parade d’Architecture Intérieure organisée à Toulon par la Villa Noailles. Pendant un mois, c’est un ancien évêché du centre-ville, en ruines, qui a été entièrement rénové par les 10 candidats afin que ceux-ci puissent y investir une salle pour proposer un décor inédit et singulier. Plusieurs projets ont sollicité la Maison Pierre Frey comme partenaire pour les tissus de leurs scénographies. C’est ainsi que sur les trois différentes distinctions décernées par le Festival, deux d’entre elles ont arboré une ou plusieurs des références de la Maison, incorporées à leurs mises en scène avec talent et brio. Cette troisième édition de la Design Parade Architecture, étonnante, impactante, réussie, signe une relève prometteuse pour les décorateurs de demain !

 

Le Grand Prix (ex-æquo)

Kim Haddou et Florent Dufourcq, « Giotto »

C’est un Salon de Lecture que le duo a imaginé. Poétique, délicat, léger, l’espace respire. Les voilages « Colibri », discrets, atténue la lumière du soleil du Sud pour la rendre douce et diffuse. La pièce principale correspond à la bibliothèque, niches creusées à même le mur qu’il s’agit pour le propriétaire d’excaver pour y placer les objets et les livres collectionnés au fil des ans, « modelant ainsi de ses mains l’écrin de sa mémoire » concluent les architectes.

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esquisse du projet 

Kim Haddou Florent Duffourcq1 - Lothaire Hucki © villa Noailles, 2018

Rideaux en voilage Pierre Frey « colibri« 

 

La Mention Spéciale Eyes On Talent x Frame magazine

Bérangère Botti et Sophie Genestoux, « En Trompe-l’Oeil »

C’est un espace de méditation « aux profondeurs énigmatiques » qu’ont imaginé les deux architectes. Situé à l’écart des autres salles, au rez-de-chaussée, l’endroit apaise par son apparent dépouillement. Carreaux d’émail blanc du sol aux murs, il faut le pénétrer pour réaliser qu’un second espace appelle le regard par-delà des arches qui dessinent au sol des ombres opaques. Ce trompe-l’oeil offre soudain un horizon riche et profond à contempler, bleu sombre, aux lueurs aléatoires. Le rideau en soie sauvage Albertine et la soierie Eco posée sur le Daybed apportent touches de brillances ou de rugosités dans un espace subtil dans les moindres détails et extrêmement raffiné.

Berengere Botti Sophie Genestou 7 - Lothaire Hucki © villa Noailles, 2018leg

Rideaux en soie sauvage Pierre Frey « Albertine » à la fenêtre
Berengere Botti Sophie Genestou20 - Lothaire Hucki © villa Noailles, 2018« Eco » Fadini Borghi sur le Daybed

 

Lucas Djaou, « A l’heure de la sieste »

L’espace du jeune Lucas Djaou est un endroit où il fait bon être. Chaleureux, il est le croisement des rencontres et des collectes de l’architecte au gré de ses voyages. C’est un lieu de culture « où se nourrir des beautés du monde ». Lucas Djaou a ainsi collaboré avec de nombreux artistes et artisans de par le monde pour faire naître de leurs mains plurielles cette pièce, constituée d’une partie entrée aux murs orange vif, lieu d’échanges et de dialogues, et d’un coin plus sombre et en retrait où un daybed invite à paresser. Avec malice, l’architecte a su tirer parti de la grande déclinaison colorée qu’offre le lin « Cheyenne », confectionnant des coussins qui apportent une gaieté à la pièce.

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croquis de son espace par Lucas Djaou

 

Lucas Djaou16 - Lothaire Hucki © villa Noailles, 2018leg
Coussinets ronds en lin « cheyenne« 

Images ©Lothaire Hucki pour la Villa Noailles

 

Entre imprimé sauvage et sobriété classique, Isadora Viquel ose le contraste!

Style19/06/2018

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Niché dans le seizième arrondissement de Paris, cet appartement imaginé par l’architecte-décoratrice Isadora Viquel met à l’honneur « Pampa », l’un des imprimés emblématiques de la Maison, dans une salle de bain surprenante, élégante et lumineuse.

« C’est un petit boudoir, on voyage dans cette pièce. J’aime le contraste qu’apporte le motif sauvage du tissu associé à la sobriété du marbre et à la noblesse du parquet au sol ». Isadora Viquel n’hésite pas à chambouler les codes et à emmener l’univers de la salle d’eau là où l’on ne l’attend pas. La pièce est claire et spacieuse. La combinaison inattendue du marbre très minéral aux murs avec le parquet et les rideaux ajoute une dimension beaucoup plus chaleureuse à l’espace et lui confère un véritable statut de « pièce à vivre ». On a envie d’y rester. L’utilisation de miroirs vient elle aussi ouvrir l’endroit pour le rendre lumineux et aéré, accueillant.

Isadora parle de son choix pour le tissu Pampa comme d’une évidence. « Il apporte le côté rétro que le mobilier Vintage des années 50 (banc et chaise) vient compléter dans ce décor ». Le textile a incontestablement un rôle important à jouer dans la décoration intérieure. Véritable force graphique, son motif -géométrique ou dessiné- influence notre impression du lieu. Impact de la couleur ou évocation narrative, le mouvement de son tombé, sa transparence, son opacité ou sa main imprègnent l’espace d’une présence délicate en contraste avec les plans et angles droits induits par l’architecture.

« Je voudrais que mon travail reste toujours très identitaire et c’est en partie grâce aux choix de tissus forts qu’il pourra le rester ! »

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L’imprimé Pampa est utilisé pour les rideaux et la tapisserie des assises.
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Marbre blanc et miroirs rendent l’espace lumineux.

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photographe ©Sébastien Dondain
FP395001-PampabdTissu « Pampa », ©Pierre Frey

 

Le Grand Génois à l’honneur dans Vogue Magazine

Style07/06/2018

« Ce tissu habille les pages de Vogue—Voici son histoire ». C’est ainsi que Lilah Ramzi entame son article dans le Magazine Vogue, mettant à l’honneur le fameux tissu Braquenié en décrivant chaque détail du motif et de son histoire, et en dévoilant les plus beaux intérieurs qu’il a revêtu.

 

00-story-image-tree-of-life-textileLa librairie-salle à manger de Caroline Sieber et sa fenêtre avec l’Arbre de vie Braquenié en tenture. Photographié par Oberto GiliVogue, Décembre 2015

Reprenant les mots de Lilah Ramzi,retour sur un motif phare et emblématique de Braquenié.

L’arbre de vie, un motif historique

L’Arbre de vie fait l’objet d’une vive popularité autour du monde depuis des siècles. Ce motif aux branches mêlées, arborant fruits et légumes luxuriants, possède différentes significations. Dans la Bible, comme le mentionne Lilah Ramzi, l’Arbre fait référence à une version décrite dans le Livre des Révélations, où un fruit différent y mûrit chaque mois de l’année – une autre interprétation est celle de l’Arbre dont provient le fruit interdit cueilli par Eve. La journaliste nous apprend aussi que dans la mythologie chinoise, le motif est souvent accompagné du dessin d’un phoenix et d’un dragon ; puissants symboles de la réincarnation et de l’immortalité. C’est sous un arbre que le Buddha atteint l’Illumination. De tous temps et en tous lieux, l’Arbre de vie est un symbole récurrent, spectacle éblouissant dans toutes ses incarnations.

01-tree-of-life-textileFauteuil et coussins arborent le fameux imprimé dans le salon de Carolina Irving. Photographié par  François HalardVogue, Octobre 2006
 
 
 

Le goût pour « l’orientalisme » de la France du XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, la France était le haut lieu de l’industrie textile, explique Lilah Ramzi. Chaque région avait son excellence dans un savoir-faire spécifique, d’exception. Lyon perfectionnait ses techniques d’élevage de la soie tandis qu’à Paris, la fameuse manufacture de tapisserie des Gobelins répondait aux magnifiques commandes de la cour royale. La ville de Jouy était quant à elle reconnue pour ses imprimés sur coton représentant des scènes de genre, plus célèbres sous leur nom de « toiles de jouy ». En ce temps là, on observe un engouement pour l’exotisme dans les arts décoratifs. Les textiles sont jonchés de pagodes et de chapeaux coniques en écho aux goûts croissants pour le japonisme. Jusque dans la Mode d’alors, des motifs de chintzes luxuriants accompagnés de grenades et des fleurs de lotus à l’Indienne se retrouvent sur les jupes et les robes.  »L’Orient » était l’objet de tous les imaginaires et motif d’inspiration, les français puisaient loin dans ces motifs pour en faire une réinterprétation plus locale. C’est dans ce contexte, nous introduit Lilah Ramzi, qu’Alexandre et Charles-Henri Braquenié de la célèbre compagnie textile Braquenié menaient la tendance, l’un de leur motif le plus iconique étant cet Arbre de vie, si chéri et symboliquement chargé.

 
02-tree-of-life-textileLes murs d’une chambre d’amis dans le vaste domaine du XVe siècle de Gela Nash-Taylor dans le Wiltshire, England sont décorés avec l’imprimé Braquenié. Photographié par  François HalardVogue, Septembre 2009
 
 

Le célèbre « Le Grand Génois » de Braquenié

Le Grand Génois se présente comme un fond pâle où grimpe vers le haut un arbre, ses branches vaporeuses décorées de jets de feuilles de jade et des contours de fleurs de lotus, les pétales s’épanouissant comme les plumes d’un paon. Très célèbre et synonyme de l’identité de la Maison Braquenié, ce motif est en réalité une copie : les frères Braquenié ont découvert ce dessin imprimé sur un palampore indien (châle à motif floral) et l’ont reproduit pour leur marché. Le dessin de l’Arbre de vie reste inchangé de son original, teint, peint et imprimé au tampon de bois. Toutefois, les frères Braquenié ont légèrement modifié la construction du motif afin de l’accommoder aux sensibilités françaises. L’archiviste de Braquenié Sophie Rouart explique, « ils ont isolé des éléments pour créer des bordures vierges encadrant le dessin, afin qu’il puisse être appliqué aux murs de telle façon que l’imprimé puisse envelopper une pièce ».

 
03-tree-of-life-textileDaniel Romualdez rend hommage à la demeure Le Jonchet dans cette chambre de maître de sa maison du Connecticut. Photographié par Oberto GiliVogue, Octobre 2012
 
 

L’Arbre de vie dans ses lieux

Depuis des années, le Magazine Vogue a publié dans ses pages des images de lieux où le motif apparaît. Dans les demeures de Caroline Sieber, Daniel Romualdez, Carolina Irving, Gela Nash-Taylor, l’arbre de vie s’accorde aux intérieurs. Selon Lilah Ramzi, la plus belle application de l’imprimé dans la décoration intérieure récente est sans l’ombre d’un doute celle que l’on trouve dans la demeure XVIIe siècle de Mr. Hubert de Givenchy’s, Le Jonchet, situé à Beauvais à l’extérieur de Paris. Givenchy a décoré l’endroit avec le mobilier de Diego Giacometti (le frère d’Alberto) et les peintures de Joan Miro, le jardin aussi finement apprêté que les silhouettes qu’il habilla tout au long de sa vie. La pièce la plus célèbre (et la plus photographiée) de cette demeure est une ode à l’arbre de vie. Chaque recoin – murs, chaises, lit et canopée du lit – est tapissé du Grand Génois, façonnant un splendide décor de camouflage, imprimé sur imprimé. Un lieu phénoménal, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

 
04-tree-of-life-textile-La somptueuse utilisation du motif par Hubert de Givenchy dans sa demeure Le Jonchet. Photographié par Karen RadkaiVogue, Octobre 1982
 
 

Un motif éternel et intemporel

Depuis la première publication dans Vogue en 1982 (à propos du Jonchet), les images du Grand Génois n’ont cessé de réapparaître dans d’autres multiples intérieurs, objets de parutions. Pour expliquer cette capacité du tissu à transcender le temps et notre goût récurrent pour les dessins imprimés, décoratifs, Sophie Rouart avance, « Tout d’abord, c’est spectaculaire. C’est comme une peinture, puisque nous avons ces fameux bords blancs qui font office de cadre ». Peut-être l’Arbre de vie lui même, symbole d’éternité, a quelque chose à voir avec l’inexorable attirance ressentie pour Le Grand Génois. Et à Lilah Ramzi de conclure : « Les Frères Braquenié ne pouvaient imaginer combien ce dessin allait vivre longtemps… »

Depuis la reprise par la Maison Pierre Frey de Braquenié en 1991, un point d’honneur est mis à la préservation de la richesse des imprimés d’archives de Braquenié, continuellement produites, actualisées, et à la perdurance des techniques traditionnelles ancestrales : un savoir-faire unique depuis le XVIIIe siècole, à la qualité inégalable.

B756A001 V2Le Grand Génois
 
 
Remerciements à la journaliste Lilah Ramzi.  Toutes les images proviennent du ©Vogue Magazine. Pour lire l’article entier (en anglais uniquement), aller sur: https://www.vogue.com/article/braquenie-tree-of-life-history

Cassio Club, un restaurant vintage inédit à Hong Kong recouvert de Pierre Frey

Style01/06/2018

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Conçu par le designer italien basé à Paris Fabrizio Casiraghi, Cassio Club est un des nouveaux lieux incontournables de la vie nocturne hongkongaise. La ville voit fleurir de plus en plus de nouveaux restaurants mais ce dernier est déjà considéré comme l’un des endroits les plus créatifs de la mégalopole.

Fabrizio Casiraghi a entièrement réagencé le deuxième étage d’un immeuble transformé en un restaurant inédit qui se métamorphose en club une fois la nuit tombée. Le défi pour l’architecte a été de parvenir à la fois à définir distinctement un espace de restaurant, de club et une terrasse extérieure tout en conservant une circulation naturelle au sein de l’espace entier. F.Casiraghi a mis à profit son talent du mélange, puisant dans différentes figures de style du design pour aboutir à cet endroit unique, teinté d’une atmosphère années 50 de la French Riviera. Le Cassio Club, inattendu et loin du cliché auquel on pourrait s’attendre d’un « Occident rencontre l’Orient », mêle avec brio textures et matières : bamboo et laiton, textiles, bois sombre et laque vert bouteille.

‘Je pense que c’est une chose qui manquait à Hong Kong: un espace contemporain mais avec une touche, un twist vintage” explique le designer dans une interview à propos du lieu pour le Magazine Wallpaper*.

 

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CASSIO CLUB / 33 Wyndham St, Central, Hong Kong CHINE

 

Un livre et une exposition rendent hommage au grand-père de Patrick Frey

Style24/05/2018

René Prou, Entre Art Déco et Modernisme

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Pour la première fois un livre et une exposition rendent hommage à l’oeuvre de René Prou (1887-1947), décorateur avant-gardiste et figure centrale du mouvement Art déco.

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La Maison Pierre Frey expose René Prou, une passion des arts décoratifs en héritage

          Patrick Frey, actuel président et directeur artistique de la Maison Pierre Frey, est le petit-fils de René Prou. Très admiratif de l’oeuvre de son grand-père, il vit au milieu de quelques-unes de ses créations et conserve précieusement documents, gouaches originales et photos.
À l’occasion de la sortie du livre René Prou. Entre art déco et modernisme, Patrick Frey rend hommage à ce grand décorateur-ensemblier par l’organisation d’une exposition dans le showroom de la Maison Pierre Frey. Une grande boîte mettant en scène les différentes facettes de sa créativité sera installée au milieu du showroom. Inspirée par la cabane meublée et chauffée conçue par René Prou en 1942 pour le salon de la comtesse Greffulhe, elle évoque également son travail sur l’aménagement intérieur des paquebots, qui consistait à créer une boîte dans la boîte, et sur la mise en valeur de l’espace clos des wagons-lits. Pour l’occasion, un fauteuil en rotin créé en 1931 par René Prou fera l’objet d’une nouvelle édition unique par les ateliers de la Maison Pierre Frey.
Soixante-cinq objets seront présentés provenant de la collection personnelle de la famille ou prêtés par des galeries, musées ou particuliers collectionneurs*. On y découvrira l’ouvrage de René Prou, ambassadeur du voyage, à travers ses créations pour la Compagnie internationale des wagons-lits et pour la Compagnie générale transatlantique, son travail sur le bois et sur le métal, son style défini par le galbe et la courbe des piètements en métal… Une certaine idée d’un luxe simple qui fit de René Prou, aux côtés de Ruhlmann, Leleu, Dunand, Subes ou Brandt, une figure centrale du mouvement Art déco.

*Maison Fontaine, Galerie Jacques Lacoste, Maison Louis Vuitton, musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt, Orient-Express, Alessandro Bellenda, Alain Blondel, Jean-Marc Daillance, Jean-Pierre Paschal, Christine Constantin, Patrick Frey.
 
 
 
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L’oeuvre méconnue du décorateur-ensemblier racontée dans un livre

           René Prou tient une place importante dans l’histoire de la décoration de l’entre-deux-guerres, notamment en tant qu’artiste décorateur du voyage. Il participe à la décoration de quinze paquebots de la Compagnie générale transatlantique, nouvelle ambassade du luxe français, puis à la modernisation, d’un esthétisme luxueux, des cabines de l’Orient-Express pour la Compagnie internationale des wagons-lits.
René Prou favorise la simplicité des lignes, l’harmonie des couleurs et la proportion des volumes. Le mobilier qu’il conçoit est confortable, audacieux, convivial et élégant. Il utilise les belles matières telles que les bois exotiques, l’ivoire, la laque, qu’il décore de motifs végétaux stylisés. Il est en permanence en quête d’innovations que l’industrie met à disposition : l’aluminium, le Duralumin, qu’il utilise pour leur légèreté et leur durabilité ou les revêtements en plastique qui décorent avec goût les sols aux formes géométriques et colorées des paquebots. Il intervient sur tout dans les moindres détails et crée une collection de serrures décoratives ou se passionne pour la diffusion de la lumière.
Entre 1928 et 1932 il dirige Pomone, l’atelier d’art du Bon Marché, dans le but d’offrir à une clientèle moins fortunée des pièces décoratives contemporaines et accessibles fabriquées en petites séries. Dans son magasin du faubourg Saint-Honoré qu’il ouvre en 1938, il présente des objets décoratifs, son mobilier signé de pieds courbes et fins dont il fera sa marque de fabrique, ainsi que les tissus de sa fille aînée, Geneviève. Très pédagogue, il devient l’ambassadeur de la décoration auprès des jeunes et enseigne à l’École des arts appliqués de la Ville de Paris ou innove en formant des femmes aux arts décoratifs.
Par sa formation classique, sa vision de la décoration et sa logique de designer industriel, il imposera son style, à la croisée des courants Art déco et moderniste. Il eut cette phrase sublime synthétisant son état d’esprit quant à la querelle opposant la Société des artistes décorateurs et l’Union des artistes modernes : « En art, le plagiat seul est blâmable et généralement laid. » En filigrane apparaît ainsi la figure d’un homme libre doté d’une grande ouverture d’esprit qui sut faire confiance à son génie créatif.

Les auteurs
Anne Bony (texte) est historienne de l’art, spécialisée dans les arts décoratifs. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages et notamment d’une importante collection consacrée aux arts décoratifs par décennie, de Design, une histoire de 1851 à nos jours et de Ingrid Donat.
 
Gavriella Abekassis (biographie) a consacré ses masters I et II en histoire de l’art, à l’université Paris-Sorbonne, à l’oeuvre et la carrière de René Prou. Elle a pour principaux sujets de recherche les arts décoratifs de l’entre-deux-guerres et l’art contemporain.
 
 

Informations

le livre
René Prou. Entre Art déco et modernisme
Éditions Norma – 25 x 30,5 cm – 256 pages
Parution 19 avril 2018 – Prix de vente : 65 €
l’exposition
du 24 mai au 16 juin 2018
au Showroom Pierre Frey
27, rue du Mail 75002 Paris – lun au ven 9h30-18h / sam 11-18h

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La boutique-salon de thé La Durée à Tokyo vêtue des « True Velvet »

Style16/05/2018

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LADUREE TOKYO PAR INDIA MAHDAVI EN VELOURS PIERRE FREY

La célèbre marque aux macarons exquis La Durée dévoile une nouvelle boutique – salon de thé à Tokyo, au Japon. Décoré par India Mahdavi, ce lieu gourmand et coloré est tapissé de nos velours, issus de la collaboration « True Velvet » d’India Mahdavi x la Maison Pierre Frey.

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       India Mahdavi a su allier le style versaillais aux couleurs pastels si reconnaissable de la marque La Durée à la culture pop et candide du jeune Japon contemporain. Au travers d’une décoration aux formes rondes et malicieuses, India Mahdavi incarne les pâtisseries dans un espace qui tout entier les évoque. Matières douces des velours, brillances des marbres et verreries, couleurs sucrées : ce lieu enchanteresque semble sortir d’un conte de fées où, décrit I.Mahdavi, « Marie-Antoinette rencontrerait le kawaii chic »

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« J’interviens ici pour apporter une touche joyeuse, puisque l’essence même de Ladurée est très intrinsèquement connectée au plaisir et au bonheur, celui de la délectation. Quand la délicatesse rencontre le goût. J’ai cherché à amener un certain Art de vivre à la Française au sein de Tokyo, et à faire de cet espace un lieu magique, une véritable expérience. Un jardin des délices. »

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Ladurée. 5 Chome-9-15 Minamiaoyama, Minato-ku, Tōkyō-to 107-0062.

© Gorta Yuuki courtesy of India Mahdavi

Le Château vignoble Gruaud Larose paré de Braquenié

Style11/05/2018

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Réputé pour ses vignes au vin succulent, le Château Gruaud Larose situé en Gironde à Saint-Julien-Beychevelle voit ses intérieurs refaits d’une beauté neuve. Sous le pilote de l’atelier d’architecture Fabien Pédelaborde, le lieu paré des imprimés Braquenié et Le Manach possède une éloquence noble, raffinée et lumineuse. Un décor indéniablement classique qui revêt cependant avec brio une fraîcheur actuelle et printanière.

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La Maison Pierre Frey contribue à l’exposition Couples Modernes, Pompidou-Metz

Style27/04/2018

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COUPLES MODERNES
du 28 avril au 20 août 2018 – CENTRE POMPIDOU-METZ

Le Centre Pompidou-Metz inaugure Couples modernes, une exposition consacrée aux duos historiques de créateurs de la première moitié du XXème siècle.
Cette rétrospective présente le couple comme une zone fertile d’échanges, d’influences et de confrontations où fructifient les oeuvres, les concepts et les mouvements des artistes avant-gardistes. Au travers d’une sélection interdisciplinaire, les oeuvres de Robert et Sonia Delaunay, Charles et Ray Eames ou encore Nelly von Moorsel et Théo van Doesburg apportent un éclairage essentiel sur l’évolution de la pensée moderne et nous révèlent des collaborations méconnues. L’exposition offre ainsi une relecture transversale de l’histoire de l’art, au coeur et à la marge de ses grands mouvements.

Pour l’occasion, la Maison Pierre Frey a mis à disposition sa collection d’archives. Elle prête au Centre Pompidou-Metz plusieurs pièces ayant appartenues au couple Djo-Bourgeois, extraites du fonds de la Maison Lauer qu’elle a repris en 1995.

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Georges, dit Djo Bourgeois, est un architecte-décorateur des années 20/30. Il se fait connaître par ses aménagements intérieurs de boutiques, villas et appartements, notamment pour certaines des pièces de la célèbre villa Noailles à Hyères. Elise, sa femme, est quant à elle créatrice de textiles, papiers peints et tapis. Etant l’une de ses plus proches collaboratrices, ses motifs géométriques qui habillent Les espaces contribuent inconstestablement à l’identification du style prononcé de leurs intérieurs. Ensemble, ce couple français se distingue par son approche visionnaire et résolument moderne.

Les pièces prêtées par la Maison Pierre Frey viennent témoigner de ces réalisations avec éloquence : un recueil ancien de photos de tapis illustre les différentes compositions graphiques que le couple imaginait dans ses lieux ; les échantillons de textiles quant à eux, qui représentent cinq des dessins d’Elise Djo-Bourgeois en plusieurs coloris, ravivent avec force les photographies pâlies que l’on retrouve de leurs aménagements et expriment avec justesse une modernité actuelle et éclatante. Enfin, spécialement pour l’exposition, la Maison Pierre Frey réalisera une réédition spéciale de l’un de ces dessins d’archive. Intitulé «djo», le tissu servira de rideau séparatif à la scénographie.

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(archive qui sera reproduite spécialement pour la scénographie de l’exposition)

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© credits images : Médiathèque de l’architecture et du patrimoine du Ministère de la Culture diffusion RMN, Fonds Forney, Centre Pompidou-Metz, Dorothée Demey

Couples Modernes, du 28 avril au 20 août 2018

sous le commissariat de Emma Lavigne, Jane Alison, Elia Biezunski, Cloé Pitiot. Organisé en collaboration avec le Barbican Centre, Londres. 

Centre Pompidou-Metz, 1 Parvis des Droits de l’Homme, 57020 Metz – Galeries 2 & 3

Ouvert du mercredi au jeudi de 10h à 18h et du vendredi au lundi de 10h à 19h. Fermé le mardi. 

Parcours au Salon du Meuble de Milan

Style17/04/2018

MILAN DESIGN WEEK : RETROUVEZ NOUS !

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Paradigm, l’exposition – Chez Nina, le club – I Segni del tempo, la boutique

 1. Paradigm, l’exposition de Fabrica x la Maison Pierre Frey 

Paradigm, exposition conçue par Sam Baron et les designers de FABRICA,* offre un voyage unique au travers d’une série d’installations questionnant le rôle de l’image dans le processus de création du design contemporain, brouillant les frontières entre l’objet et sa représentation, créant un espace où l’objet est li’mage, et l’image est l’objet. Cet évènement a lieu dans l’espace Ventura Stazione, reconnu pour ses sélections visionnaires en dehors du cadre traditionnel du Salon, mettant en scène le renouveau de la scène du design contemporain et ses nouvelles formes d’expression. Cet endroit accueille également de grandes figures internationales telles que la hollandaise Li Edelkoort ou le magazine américain Surface.

*le centre de recherches italien créé par Benetton, considéré comme l’un des principaux noyaux de la scène des jeunes créatifs contemporains.
Ventura Centrale – via ferrante aporti 19, Milano – 17>22 /04/18

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2. « Chez Nina » la boîte de nuit d’India Mahdavi avec les velours « True Velvet »

L’architecte et designer India Mahdavi, reconnue pour être « la reine de la couleur », a conçu avec Pierre Frey sa toute première collection de tissus, intitulée « True Velvet » et sortie en septembre dernier. A l’occasion du Salon du Meuble milanais, elle utilisera ces références sur les banquettes du night-club « chez nina », espace du premier étage de la célèbre galerie Nilufar sur lequel elle a eu carte blanche pour imaginer, en exclusivité durant la design week, un lieu unique.

«Le Velours est l’un des seuls tissus qui n’a pas seulement un aspect tactile et sensuel, mais également un profond potentiel coloré et lumineux. Avec cette collection, j’ai voulu embrassé ce qui a toujours été une notion clé dans mon travail : une dimension joyeuse, puissante, colorée, totale.» India Mahdavi
ouvert au public du 17 au 22 avril 2018 (horaires: 10h – 20h) - 1er étage de la Galerie Nilufar,Via della Spiga 32 

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3. I Segni del Tempo, la boutique présentant les collections Arapahos + True Velvet 

La boutique de tissus d’ameublement I Segni del Tempo est constamment à la recherche des meilleures étoffes pour satisfaire les désirs de ses clients et venir le surprendre, tout autant pour la qualité des références que pour l’éloquence de leurs couleurs et motifs. A l’occasion du Salon du Meuble de Milan, les nouvelles collections de la Maison Pierre Frey « Arapahos » et « True velvet » seront présentées dans une mise en scène spéciale au sein du showroom.

I Segni del Tempo – via marco formentini 4, Milano (horaires : 10h-20h)

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Où nous trouver :

LA FABRICA & PIERRE FREY
PARADIGM EXPOSITION
 17-22 Avril 2018 
VENTURA CENTRALE 
Via Ferrante Aporti 19 – Milano

INDIA MAHDAVI POUR PIERRE FREY 
TRUE VELVET COLLECTION
NILUFAR GALLERY
Via della Spiga, 32 – Milano

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